Puisque des filets nous retiennent, puisque nos raisons nous enchaînent et que
rien ne brille sous nos remparts. Et puisqu'on n'atteint pas le ciel à moins de s'y
brûler les ailes. Je suivrai les routes où l'on s'égare comme on dresse un
étendard. A corps perdu, ivre et sans fard. Pour n'être plus le pantin d'un espoir.
Et si la vie n'est qu'une cause perdue, mon âme est libre d'y avoir enfin cru.
Puisque les destins sont les mêmes et que tous les chemins nous ramènent à
l'aube d'un nouveau départ. On n'apprend rien de nos erreurs à moins de s'y
brûler le c½ur ; je suivrai les routes où l'on s'égare comme on dresse un étendard.
A corps perdu j'écrirai mon histoire. Je ne serai plus le pantin du hasard.
On n'a pas trop de temps à faire l'amour à l'envers,
il y a tellement de vents contraires.